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PLAN DE LA PAGE

Avant 1950
Du temps du régime socialiste
- L’agriculture
- L’industrie
Depuis 1991
- Agriculture, forêts et pêche
- Mines et industrie
- Secteur tertiaire
- Commerce extérieur
- Tourisme



AVANT 1950

L'industrialisation de la Slovaquie est tardive : elle ne commence qu'après 1948, reste très dépendante de l'U.R.S.S. et des autres pays de l'Europe de l'Est, et est souvent à orientation militaire.
Dans les années 1950, la Slovaquie est économiquement plus arriérée que la Bohême. Son potentiel industriel étant beaucoup plus faible, la région ne participe à la production nationale qu'à hauteur de 7,8%. Cependant, la richesse du sous-sol (cuivre, zinc, argent, mercure, magnésium), trop peu exploité, est un atout indéniable pour l'économie slovaque.

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DU TEMPS DU REGIME SOCIALISTE

Le régime socialiste tente de combler le fossé entre la partie tchèque et la partie slovaque.

L’agriculture

Le régime socialiste donne une impulsion à l'activité agricole en appliquant une politique de production intensive.

En plaine, la production de céréales (blé), betterave à sucre et tabac sont privilégiées. 
Les régions montagneuses développent l'élevage (bovin, ovin et porcin), en petites exploitations.

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L’industrie

La Slovaquie est dotée de deux centrales nucléaires et de deux centrales hydroélectriques.
Elle concentre également des industries mécaniques (machines-outils, appareillages pour centrales nucléaires, construction navale pour le trafic fluvial, électrotechnique).
L'industrie chimique se développe dans la région de Bratislava.

Mais les efforts du gouvernement fédéral sont vains, le potentiel industriel slovaque étant largement vétuste à la fin des années 1980.

La disparition du Comecon (conseil d'assistance économique mutuelle, 1949-1991) porte un coup sévère à l'industrie slovaque.

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DEPUIS 1991

Lors de la scission de la Tchécoslovaquie, pour assouplir la transition, les gouvernements tchèque et slovaque décident de conserver une monnaie commune et une union douanière, de même qu'une frontière ouverte. Cependant, dès le 8 février 1993, les deux pays utilisent des monnaies différentes, reflet des tensions existant entre Slovaquie et République tchèque. La Slovaquie adopte la koruna, ou couronne slovaque (Sk, ou Skk). Le commerce entre les deux nouveaux états décline fortement.
Suite à la scission, la Slovaquie devient automatiquement membre du Fond Monétaire International (F.M.I.) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (B.E.R.D.). Malgré des mesures fiscales encourageant les investissements étrangers, la Slovaquie continue d'abord à recevoir une aide économique substantielle du F.M.I. et de L'Union européenne ; en 2008, la Slovaquie ne reçoit plus l'aide au développement.
Les dirigeants slovaques ne sont pas, à l'origine, très favorables aux réformes libérales, contrairement aux Tchèques.
Les investissements étrangers privilégient donc la République tchèque.
Un groupe d'Américains de Bratislava crée, à Bratislava, l'American Entreprise Fund, organisme destiné à aider les entrepreneurs slovaques.
Cependant, les liens sont de plus en plus forts avec des entreprises internationales. Par exemple, Volkswagen investit à Bratislava, tandis que la société américaine Steel s'intéresse à la principale entreprise industrielle du pays, l'aciérie de Slovaquie orientale (VSZ) de Košice (près de 25 000 employés).
Le processus de privatisation est lancé avec le passage à l'économie de marché. Il se heurte à le restructuration difficile des grandes entreprises.
En 2006, le P.I.B. slovaque s'élève à 55 049 millions de dollars (11 914 millions de dollars en 1994, 50ème rang mondial).
Le chômage, dont les chiffres sont à manier avec prudence, frappe alors officiellement 8,4% de la population active (2007 - 1,6% en 1990, 15% en 1994, 13,1% en 1995, 12,5% en 1998). L'inflation est de 14%.
Depuis 1995 (où l'inflation chute à 10 %), la Slovaquie aligne les bonnes performances macroéconomiques, avec un taux de croissance proche de 7% du P.I.B. en 1996, soit la plus forte progression parmi les pays d'Europe centrale et orientale ! En 2008, la Slovaquie est toujours le pays de l'Union européenne qui enregistre la plus forte croissance. Les mesures encourageant de développement du secteur privé semblent porter leurs fruits : en 1995, les entreprises privées génèrent à elles seules 60% du P.N.B..
Voici la croissance du pays depuis ces dernières années :
- 1993 : -3,7%
- 1994 : 4,9%
- 1995 : 7,4%
- 1996 : 6%
- 1997 : 6,5%
- 1998 : 5 - 5,5%
- 1999 : 2,5%
- 2001 : PIB +3,3%
- 2002 : PIB +4,4%

- 2006 : 8,3%
Et l’inflation :
- 1990 : 10%
- 1991 : 64,2%
- 1992 : 8%
- 1993 : 23,2%
- 1994 : 11,4%
- 1995 : 9,9%
- 1996 : 5,8%
- 1997 : 6,4%
- 1998 : 5,6%
- 1999 (estimation) : 13%

- 2000 : 12,2%

- 2002 : 3,3%

- 2003 : 8,6%

- 2004 : 7,5%

- 2005 : 2,7%

- 2006 : 4,4%
Mais la Slovaquie demeure très dépendante des ses importations énergétiques, en provenance essentiellement de Russie.
En 1997 et 1998, la balance commerciale se détériore, révélant la fragilité de la compétitivité des industries locales. Pour ces mêmes années, la montée de la dette extérieure affaiblit la confiance dans la monnaie et rebute les investisseurs étrangers. En 1997, le secteur privé contribue au PIB à hauteur de 75%. En 1998, le PNB par habitant est de 3 830 dollars, le PIB de 20,2 milliards de dollars (3 673 dollars par habitant). Retrouvez des indicateurs plus récents en bas de la rubrique.
En 1999, le taux de chômage est de 18,8%.
Voici le taux de chômage depuis 1990 :
- 1990 : 1,6%
- 1994 : 14%
- 1995 : 13,8%
- 1997 : 14,4%
- 1998 : 13,8%
- 1999 : 18,8%

- 2000 : 17%

- 2002 : 17,2%

- 2003 : 15,2%

- 2005 : 11,7%

- 2006 : 10,2%
Dans certaines régions, le chômage peut atteindre 30%.
Le salaire minimum légal mensuel est de 217 euros au 1er janvier 2007 (118 euros au 1er janvier 2003, 183 euros au 1er janvier 2006) ; il concerne 1,7% des salariés (l'un des taux les plus faibles d'Europe).
Le salaire moyen avoisine 666,5 euros au 1er trimestre 2008 (chiffre mis en ligne sur Slovenskooooo! en 2004 : 225 euros). La semaine de travail dure 40 heures, le taux moyen de syndicalisation est de 50%.
L’âge légal de la retraite est de 62 ans : l'âge moyen de départ à la retraite est de 59,2 ans.

Des études économiques considèrent la Slovaquie, particulièrement la région de Bratislava, comme l’une des régions européennes ayant les plus grandes potentialités de développement.
En 4 ans, les investissements étrangers ont été multipliés par 3.
Les secteurs d’avenir sont l’automobile et les accessoires s’y rapportant (Hyundai/Kia, PSA…), le ferroalliage et la sidérurgie, les industries électroniques, l’habillement et le textile, l’environnement, le bâtiment et les travaux publics et la grande distribution.

Voici les principaux indicateurs économiques en 2001, 2002, 2003, 2006 et 2007 (source : FMI) :
PIB : 20,9 milliards de dollars US en 2001, 24,2 milliards en 2002, 32,5 milliards en 2003, 74,9 milliards de dollars en 2007
Croissance du PIB (prix constants) : 3,8% en 2001, 4,4% en 2002, 4,2% en 2003, 8,3% en 2006
PIB par habitant : 3873 US dollars en 2001, 4482 US dollars en 2002, 6021 US dollars en 2003, 13 900 dollars en 2007
Taux d’inflation : 7,3% en 2001, 3,3% en 2002, 8,5% en 2003
Taux de chômage : 19,4% en 2001, 18,6% en 2002
Dette extérieure : 11,1 milliards d’US dollars en 2001, 13 milliards en 2002, 18,31 milliards en 2003, 19,54 milliards en 2004, 26,94 milliards en 2005, 31,5 milliards en 2006

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Agriculture, forêts, pêche

En 2004, le secteur primaire occupe 8,1% de la population active (10% en 1993) et contribue à hauteur de 2,8% à la formation du PIB (7% en 1993, 4% en 2000, 4,1% en 2001).
L'agriculture n'est pratiquée que sur le tiers du territoire national, soit environ 1,604 million d'hectares de terres arables. Le secteur est peu développé, les rendements sont médiocres.
Voici les principales cultures des basses terres fertiles et leurs caractéristiques (total de la production de céréales : 3 793 000 tonnes en 2004)

- blé : 27 % des terres cultivées, 406 400 hectares, rendements de 31 159 hectogramme/hectare, 1 789 000 de tonnes en 1998, 1 266 300 de tonnes au début des années 2000

- orge : 15 % des terres cultivées, 875 millions de tonnes 

- maïs : 8 % des terres cultivées, 158 800 hectares, rendements de 33 841 hectogrammes/hectare, 637 000 000 de tonnes en 1998, 537 400 000 de tonnes au début des années 2000 - betterave sucrière : 1 331 000 de tonnes en 1998, 1 200 000 au début des années 2000, rendements de 352 941 hectogrammes/hectare.
Les sols montagneux, plus pauvres, sont cultivés en : 

- seigle  

- avoine

- pomme de terre : 16 700 hectares, rendements de 160 000 hectogrammes/hectare, 412 millions de tonnes en 1998, 427 au début des années 2000 

- légumes  

- lin  

- parallèlement à l'élevage de moutons

Le cheptel porcin est particulièrement important (total de la production de viande : 312 000 tonnes en 2004).
La Slovaquie compte, en 1998, 13,1 millions de poulets, 1,6 million de porcins, 700 000 bovins, 300 000 ovins, et 51 000 caprins.

Les terres sont exploitées par 25 067 tracteurs.
174 000 hectares sont irrigués.
La sylviculture est en régression, car la pollution a gravement endommagé les forêts locales.

Il existe 36 chambres agroalimentaires, 36 unions et associations professionnelles et 28 organisations non-productives.

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Mines et industrie

En 2004, le secteur secondaire occupe 34,3% de la population active (35% en 1993). En 2001, ce secteur contribue à hauteur de 29% à la formation du PIB (44% en 1993, 30,3% en 2000.
La ressource naturelle la plus abondante est le charbon, et particulièrement le charbon brun, la lignite. Le sol regorge également de plomb, zinc, cuivre, minerai de fer et magnésite.
L'extraction et l'utilisation intensive du charbon ont cependant considérablement affecté la qualité de l'air et de l'eau, dégradant la santé des populations.
A partir de début 1993, le gouvernement prend des mesures protégeant l'environnement.
L'héritage de l'industrie lourde de type communiste, comprenant d'importantes usines d'armement, handicape la croissance de l'industrie manufacturière slovaque. Entre 1991 et 1992, la production industrielle chute de près de 50%. Au début des années 2000, la restructuration des industries lourdes, comme la sidérurgie ou la métallurgie, se poursuit.

Les principales industries concernent les produits métallurgiques, les produits chimiques, les textiles et vêtements, le verre et les matériaux de construction.
C’est surtout l'ouest du pays qui attire les industries à forte valeur ajoutée, centrées sur l’électronique, l’ingénierie, ou la pétrochimie. Les investisseurs étrangers se lancent dans les secteurs de la coopération industrielle, de l'industrie automobile et des biens de consommation.

Le nucléaire est la principale source d'énergie, puisqu'il fournit environ 50% de la capacité naturelle.
L'énergie hydroélectrique, autre potentiel important, est à l'origine de nombreux problèmes, comme la construction du barrage de Gabčikovo. Le projet de barrage est lancé en 1978 en collaboration avec la Hongrie. Il prévoit la construction de deux barrages et le détournement des eaux du Danube. En 1989, la Hongrie se retire du projet, à cause des problèmes environnementaux engendrés. Mais le gouvernement slovaque décide d'achever sa part des travaux. Le Danube est donc détourné vers un nouveau lit, entièrement sur le territoire slovaque, faisant baisser le niveau du fleuve et interrompant la navigation.

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Secteur tertiaire

En 2004, le secteur tertiaire emploie 61,8% de la population active. En 2001, ce secteur participe à hauteur de 66,9% à la formation du PIB (49% en 1993, 65,7% en 2000).
La banque centrale et la banque d'émission monétaire est la Banque nationale slovaque, qui jouit d'une autonomie constitutionnelle, sur le modèle de la Bundesbank allemande. Depuis l'introduction de réformes libérales en Tchécoslovaquie, des banques privées existent.
Entre 1999 et 2002, les trois banques principales ont été assainies, recapitalisées et vendues ; aujourd’hui, 90% du système bancaire appartient à des banques étrangères.
Fin juin 2002, on dénombrait 20 banques (ce qui est beaucoup pour 5,4 millions d’habitants), y compris 2 succursales de banques étrangères, Crédit Lyonnais Bank Slovakia et ING Bank. Toutes sont privatisées, sauf une.
Les banques les plus importantes sont :
- Vseobecna Uverova Banka (VUB - Banque générale de Crédit), détenue à 68,5% par IntesaBci et par la Berd et IFC- Groupe Banque Mondiale à hauteur de 25%,
- Slovenska Sporitelna (SLSP - Caisses d'Épargne), détenue à 87,5% par Erste Bank der österreichischen Sparkassen , les Caisses d'Epargne autrichiennes,
- Investicni a Rozvojova Banka (IRB), rachetée par la banque hongroise OTP et renommée OTP Banka Slovensko.
Les 3 banques commerciales du pays sont aujourd'hui la Slovenska Sporitelna, la VUB et la TATRA BANKA (filiale de la banque autrichienne Raiffeisen Zentralbank, 58 agences en Slovaquie, créée en 1991) qui détiennent respectivement 25%, 22% et 13% des actifs bancaires.

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Commerce extérieur

Le redémarrage de l'économie slovaque dépend principalement de son commerce extérieur avec la République tchèque. Les échanges avec sa voisine tchèque fournissent en effet à la Slovaquie 40% des importations et absorbe près de 42% des exportations slovaques. Cependant, ces échanges ont chuté d'un tiers depuis la scission.
En mars 1993, Slovaquie et République tchèque signent des accords comparés de commerce international au sein du G.A.T.T. (future O.M.C.).
Malgré un accord avec la Pologne et la Hongrie pour établir une zone de libre-échange, la Slovaquie connaît toujours des difficultés dans l'organisation de son commerce extérieur.

Les principaux clients de la Slovaquie sont des membres de l'Union européenne (59,9%) : l’Allemagne (27% des exportations en 2001), la République tchèque (16,6% des exportations en 2001), l’Italie (8,8% des exportations en 2001), l’Autriche (7,5% des exportations) et la Pologne (6,1% des exportations).
Ses principaux fournisseurs sont l’Allemagne (26,1% des importations), la République tchèque (18,9% des importations), la Russie (pétrole) (15% des importations), l’Italie (5,6% des importations) et l’Autriche (5,1% des importations). Les importations concernent surtout les machines, les hydrocarbures, et les biens d’équipement.
Par l’entrée dans l’Union européenne et l’adoption du Tarif Douanier Commun qui en découle, les produits industriels et agricoles en provenance de l’Union européenne ne sont plus soumis à des droits de douane.
Les droits concernant les échanges avec les pays extra-européens sont relativement peu élevés, notamment pour les produits industriels (4,2% en moyenne pour le tarif général). Cependant les secteurs du tissu, des articles vestimentaires (droits élevés et contingentements) et de l'agroalimentaire (droit moyen de 17,3% et nombreux contingents tarifaires, PAC) connaissent encore des mesures de protection.
La Hongrie est un autre partenaire.

Pour des informations plus précises sur les règles du commerce (droits de douane, licences d’importation, brevets, etc.), consultez le site Interex !

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Tourisme

En 2007, 1 684 526 étrangers se sont rendus en Slovaquie (896 000 en 1998, 975 000 en 1999), pour un total de 5 198 696 nuitées.

La barre du million de touristes a été franchie en 2000, avec 1 053 000 touristes (source : Banque Mondiale). Cette même année, 28 millions de non-résidents entrent dans le pays, sans y rester une journée entière.
La progression se poursuit en 2001, avec 1 219 000 touristes (source : Banque Mondiale). Cette année-là, le nombre d’établissements hôteliers progresse de 31%.
L’augmentation se poursuit, en phase avec l’amélioration de l’image de la Slovaquie auprès des étrangers. Mais le pays accueille principalement des touristes originaires des autres pays d’Europe centrale et orientale (PECO) : 550 000 Polonais en 2002 par exemple !
Ces chiffres placent la Slovaquie au 61ème rang mondial (sur 196).

Le tourisme se développe autour de la randonnée, de l’architecture, des sources thermales, du cyclotourisme (le Danube est bordé de centaines de kilomètres de pistes cyclables, et pas seulement en Slovaquie – du côté de Levoča par ailleurs, 42 km de piste à travers des villages riches en édifices religieux), du ski (les vallées de Vratna et d’Orava sont enneigées 4 mois par an, les stations y sont nombreuses).

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