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PLAN DE LA PAGE

Démographie
- Données générales
- Minorités ethniques
La diaspora slovaque en France
Langues
Religions
Découpage administratif et villes principales
- Découpage administratif
- Villes principales de Slovaquie occidentale (Zapado Slovenský)
- Villes principales de Slovaquie centrale (Stredo Slovenský)
- Villes principales de Slovaquie orientale (Východo Slovenský)



DEMOGRAPHIE

Données générales

En 2008, la population est de 5 455 407 habitants (2 780 000 en 1900, 5 414 937 en 2000, estimation de 5 422 366 pour 2002). En 2007, 938 Français vivaient en Slovaquie.

Voici l’évolution de la population aux XXème et XXIème siècles :
- 1900 : 2 780 000
- 1920 : 3 000 000
- avril 1939 : 2 690 000 (37 853 km2 après l’annexion hongroise)
- 1940 : 2 450 000
- 1950 : 3 460 000
- 1961 : 4 170 000
- 1970 : 4 530 000
- 1980 : 4 990 000
- 1996 (estimation) : 5 370 000
- 1998 (estimation) : 5 380 000
- 1999 (estimation) : 5 400 000 (85,62% de Slovaques, 10,6% de Hongrois, 2,6% de Tziganes, 1,10% de Tchèques, Moraves et Silésiens, 0,65% de Russes, 0,3% de Ruthènes, 0,3% d’Ukrainiens, 0,10% d’Allemands, 0,05% de Polonais, 0,28% d’autres nationalités : voir le paragraphe sur les minorités)

- 2000 : 5 414 937
- 2025 (prévisions) : 5 000 000
310 000 Slovaques vivent en République tchèque, et 100 000 en Hongrie.
Environ 100 000 Slovaques ont abandonné leur nationalité après le 1er Janvier 1993, date de l’Indépendance.

La densité de population est d'environ 117,7 habitants au km2 (2008), mais il existe de fortes disparités. En effet, la population se concentre dans les régions occidentales du pays, délaissant les régions méridionales et orientales.
En 2008, le taux de croissance annuelle de la population représente 0,11% (0,12% en 1997). La même année, l'indice de fécondité est de 1,34 enfant par femme (1,4 à la fin des années 1990), et le taux de natalité de 10,64 pour mille habitants (19 pour mille en 1970, 11 pour mille à la fin des années 1990). Le taux de mortalité est de 9,5 pour mille habitants
en 2008 (10 pour mille à la fin des années 1990) ; le taux de mortalité infantile est de 6,98 pour mille (9 pour mille à la fin des années 1990 ; 3,6 pour la France en 2006)
16,1% de la population a moins de 15 ans en 2008 (21% à la fin des années 1990), et
12,3% est âgée de plus de 65 ans (11% à la fin des années 1990). L'espérance de vie moyenne est de 75,17 ans (73 ans à la fin des années 1990 dont 69 ans pour les hommes, 77 pour les femmes).

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Minorités ethniques

Les Slovaques, peuples salve, représentent 85,62% de la population.
Le gouvernement reconnaît 11 groupes ethniques : les Hongrois (10,6%), les Tziganes (2,6% - chiffre sans doute minimisé), les Tchèques et Moraves (1,1% de Tchèques/Moraves), les Ruthènes (0,3%), les Ukrainiens (0,3%), les Allemands des Carpates (0,1%), les Croates (0,1%), les Juifs (0,06%), les Polonais (0,05%) et les Bulgares (0,02%).

La minorité hongroise est donc la plus nombreuse. La plupart des hongrois de Slovaquie vit près de la frontière hongroise et parle sa langue maternelle. II s’agit d’un groupe très bien organisé, avec élus et mairies. Les Hongrois sont d’ailleurs majoritaires dans les arrondissements de Dunaszerdahely (87,2%) et de Komarom (72 ,2%). Sinon, 150 agglomérations comptent plus de 50% de Hongrois, et 272 agglomérations plus de 80%.
Les tensions sont parfois vives entre la minorité hongroise, issue de l’appartenance à la Hongrie durant mille ans, et la majorité slovaque, en raison d’une vieille crainte d’un expansionnisme hongrois.
Les Ruthènes habitent principalement dans le nord-est du pays, et les Tziganes en Slovaquie orientale. Ces Roms ont été sédentarisés par le régime communiste dans les années 1950 et vivent aujourd’hui dans plusieurs centaines de campements. Leurs logements, construits par l’Etat, n’ont pas été restaurés et sont devenus vétustes. Certaines municipalités ne veulent rien faire pour améliorer les conditions de vie de cette population. L’Union européenne suscite beaucoup d’espoir chez les Roms, mais ils risquent d’attendre longtemps avant que les progrès slovaques atteignent la Slovaquie orientale, et particulièrement leurs campements.

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LA DIASPORA SLOVAQUE EN FRANCE

Avant 1914, les Slovaques immigrent individuellement.

Entre les deux guerres (1920-1939), 80 000 Tchécoslovaques arrivent en France, dont 70% de Slovaques ; parallèlement, les Etats-Unis se ferment. Ayant signé des contrats de travail d’un an, dans l’agriculture et l’industrie minière (Seine, Seine et Oise, Seine et Marne, Gard, Doubs, Nord, Pas-de Calais…), ces immigrés se considèrent comme des émigrés temporaires. Puis les contrats sont prolongés.
Ces ouvriers luttent pour la défense des droits des étrangers et contre le fascisme.

En 1938, les Accords de Munich provoquent une nouvelle vague d’immigration.

Mobilisés en 1939 et 1940, ils forment l’armée tchécoslovaque étrangère (unités à Béziers, Pézenac, Montagnac, La Palme, Montpellier, Avignon, Roquefort, Sigean, La Rochelle, Portel).
Durant l’occupation, seuls 6 000 Slovaques quittent la France et la Belgique. Les autres luttent contre le fascisme, créent des groupes de combat, et participent à la Libération de Paris en août 1944.

Après 1945, la communauté se divise autour de l’affrontement entre communistes et non-communistes, des différends slovaco-tchèques, et de l’héritage de la Résistance (Antoine Mares et Pierre Milza, Le Paris des étrangers depuis 1945, tome 2, publications de la Sorbonne, Paris, 1994).
Entre 1945 et 1948, 10 000 Slovaques rentrent au pays à l’occasion du processus de rapatriement.

Le Printemps de Prague (1968) et son échec lancent la dernière émigration politique, qui se dirige surtout vers les Etats-Unis.

Depuis 1990, des étudiants complètent leur formation en France


Aujourd’hui, environ 10 000 originaires de Slovaquie vivent en France, surtout en Ile-de-France, Bretagne (une agence consulaire honoraire, voir page Informations pratiques), Nord-Pas-de-Calais (un consulat honoraire, voir page Informations pratiques), Rhône-Alpes (deux consulats honoraires, voir page Informations pratiques), Centre, sud-ouest (Montpellier, Toulouse - un consulat honoraire, voir page Informations pratiques), est (Lorraine, Strasbourg).


Si vous connaissez des éléments sur la diaspora slovaque dans d’autres pays, mailez-moi !

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LANGUES

La langue officielle est le slovaque, appartenant au sous-groupe slave occidental de la famille des langues indo-européennes. Il utilise des caractères latins, et non l'alphabet cyrillique.
La plupart des habitants parlent couramment le slovaque et le tchèque. Le hongrois, le polonais, l'allemand, l'ukrainien, le roumain et le russe sont parlés par les minorités.

Pour plus de détails (histoire, prononciation, vocabulaire), rendez-vous en page Culture !

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RELIGIONS

La plupart des Slovaques sont chrétiens, dont 60,4% de Catholiques romains.
Il existe également des Protestants (6,2%), principalement calvinistes (1,6%) et luthériens, des uniates (3,4%), des orthodoxes (0,7%), et quelques autres minorités religieuses (juive, par exemple).

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DECOUPAGE ADMINISTRATIF ET VILLES PRINCIPALES

Découpage administratif

La Slovaquie est divisée 8 régions (kraje, kraj au singulier) et en
79 districts (okres - liste en page Vie de la République). Ces derniers sont appelés à disparaître, étant donné la montée en puissance des régions.

En 2005,
56,2% de la population résidait en zone urbaine (58,8% en 1996).
Les principales villes sont Bratislava, la capitale (446 819 habitants en 2005, 449 547
en 1999), Košice (234 871 habitants en 2005, 241 941 en 1999), Prešov (90 805 habitants en 2005, 93 790 en 1999), Nitra (84 786 habitants en 2005, 87 584 en 1999), et Banskā Bystrica (80 745 habitants en 2005, 85 030 en 1999).

Certaines cités, comme Levoča, Kežmarok et Spišskā Novā Ves, doivent leur développement à des citoyens allemands du Moyen-Âge.
Banskā Bystrica, Banskā Štiavnica et Kremnica, voisines, ont fait fortune grâce à l'extraction de métaux.

Malgré des quartiers de banlieue modernes et peu accueillants, toutes les villes abritent de nombreux édifices historiques, et sont idéalement placées à proximité de somptueux paysages. Chaque village ou presque arbore de vieilles demeures dignes d'intérêt ou une belle église baroque. Banskā Štiavnica est inscrite au patrimoine mondial (UNESCO) depuis 1993, Spišsky Hrad (hrad = château) et les monuments culturels qui lui sont associés depuis 1993 également, et le village de Vlkolinec, qui comprend une réserve urbaine de l’architecture populaire. L’UNESCO a aussi classé le centre historique de Bardejov, les grottes glaciales de Dobsina et Stratena, et le karst slovaque.

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Villes principales de Slovaquie occidentale (Zapado Slovenský)

Bratislava (anciennement Presbourg), la capitale, de développement récent, est située au sud-ouest du pays, près des frontières autrichienne et hongroise, et à 1357 km de Paris. Elle compte 446 819 habitants en 2005 (449 547
en 1999), répartis sur 368 km2. Sa région couvre 1982 km2.

Une première civilisation, de l’âge de la pierre polie, laisse des vestiges.
Au deuxième siècle avant le Christ, la tribu de Boyas fonde un oppidum sur le site.
Les Romains font de la ville une partie du Limes Romanus, la frontière de leur empire.
Bratislava est fondée au X ème siècle.
Entre 1536 et 1784, elle est, sous le nom de Presbourg, la capitale de la Hongrie, Buda (aujourd'hui quartier de Budapest, l'autre quartier fondateur étant Pest) ayant été prise par les Turcs. Jusqu’à 1830, 11 rois et 8 reines sont couronnés à la cathédrale Saint Martin.
Le 26 décembre 1805, durant les guerres napoléoniennes, suite à sa victoire à Austerlitz (en fait Slavkov, ville de Moravie), Napoléon y rencontre l'empereur François II et impose un accord de paix, le traité de Presbourg, conclu dans le Palais primatial. Ainsi disparaît le Saint empire romain germanique; la souveraineté française sur l'Italie est par ailleurs reconnue ; la France gagne la Vénétie, la Bavière et Wurtemberg sont érigés en royaumes (la Bavière reçoit le Tyrol, le Voralberg et le Trentin).
Lors de la création de la Tchécoslovaquie, en 1919, la ville récupère le nom de Bratislava et devient la capitale de la province de Slovaquie.
En janvier 1949, les divisions administratives sont abolies, et Bratislava devient la capitale de la nouvelle région de Bratislava.
En 1960, la région de Bratislava cesse d'exister.
Le 1er janvier 1993, Bratislava devient la capitale de la Slovaquie indépendante.

Bratislava se niche entre le Danube et les Petites Carpates.

Port important sur le Danube, située à un carrefour ferroviaire, la plus grande ville de Slovaquie est au cœur du négoce de céréales et d'autres produits agricoles.
Les activités industrielles y sont importantes : raffineries de pétrole, construction navale, fabrication de meubles, de produits chimiques, de cigarettes, d'instruments de musique et d'articles en laine et en cuir.

Ses principales curiosités sont
- la cathédrale saint Martin (Dom Sv. Martina), du XIII ème siècle, restaurée durant la seconde moitié du XIX ème siècle. Au sommet, une reproduction de la couronne royale hongroise, et sur la gauche du presbytère, la liste des souverains qui y ont été couronnés.
- une église franciscaine du XIII ème, et
- l'hôtel de ville de la même époque
- le château de Bratislava, où vous pourrez voir la plus ancienne œuvre d'art trouvée sur le territoire de la Slovaquie : il s’agit d’une statuette datant du Paléolithique supérieur, dite Vénus de Moravany. Le château est mentionné pour la première fois en 907, mais il est construit sous sa forme actuelle au XV ème siècle, sous Sigismond du Luxembourg. Il brûle en 1811, et est reconstruit entre 1953 et 1968. Vous reconnaîtrez aisément ses 4 tours en coin, qui dominent la rive gauche du Danube. A ses pieds, le quartier historique bien restauré.
Vous pouvez également voir :
- le Musée national slovaque
- l’église Sainte Elisabeth (1909-1913), dite « église Bleue » en raison de sa couleur, de style Art Nouveau
- le palais primatial, tout rose, construit entre 1778 et 1781, dans lequel Napoléon et l’empereur d’Autriche signèrent le traité de Presbourg, après Austerlitz.
- la Galerie Nationale Slovaque
- les palais Mirbach, Palffy, Zichy et Grassalkovich, de style baroque
- le château de Devin, à 15 km du centre, qui abrite un musée
- la porte et la tour Saint Michel : la porte, construite dans la seconde moitié du XIII ème, constitue la seule porte restante des fortifications urbaines.
- les immenses ponts enjambant le Danube, vestiges du socialisme
- les cloîtres et églises Saint François, Sainte Ursule, Sainte Claire
- etc.

Vous pouvez embarquer pour une croisière sur le Danube, vers Devīn par exemple.

La visite de Bratislava et de ses environs peut se faire en 3 jours.

Komárno, à 100 km de Bratislava, est la plus européenne des villes slovaques. Sa Place de l’Europe, construite entre 1999 et 2000, regroupe des bâtiments symbolisant chacun un pays. Le seul bâtiment blanc représente le Vatican, et la rue dédiée aux pays méditerranéens a été baptisée « Rue de la mer chantante »…

Piešt’any est connue pour les vertus curatives de ses sources chaudes, attestées bien des siècles avant l'apogée de la station thermale, au tournant du XIXe siècle. On vient toujours soigner ses rhumatismes à Piešt’any, et profiter des plaisirs qu'offre une station de cette qualité : parcs, théâtre, concerts, courses hippiques, etc. Les équipements thermaux, concentrés sur une île située sur la Vāh, sont reliés à la ville par un pont à colonnade, surmonté d'une statue figurant un patient heureux de se défaire de ses béquilles.

Trnava est surnommée « la Rome slovaque ».
Pendant plus de trois siècles, elle fut le centre religieux du royaume de Hongrie.
Aujourd’hui, la ville attire les entreprises étrangères comme PSA. Depuis fin 2006, 3500 employés y conçoivent 300 000 voitures par an. Dans cette optique, le lycée technique a repris les cours de français. La population attend beaucoup de cette implantation, car les firmes étrangères sont réputées payer 50% de plus que les entreprises slovaques. Grâce à cette usine, Trnava pourrait gagner 20 000 habitants ; les prix de l’immobilier grimpent.
Longtemps, Škoda a construit ses voitures à Trnava.

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Villes principales de Slovaquie centrale (Stredo Slovenský)

La région est montagneuse. Vous pouvez y skier, par exemple dans les vallées de Vratna et d’Orava, à Stary Smokovec.

Martin est aujourd'hui une cité industrielle axée sur la construction mécanique, mais la ville est depuis longtemps un centre éminent de la culture slovaque. En effet, elle abrite la Matica Slovenskā (institut culturel national), les superbes collections d'art régional du Musée national slovaque et le musée du Village slovaque.
Située en plein cœur de la chaîne des Fatras, Martin bénéficie d'une très agréable situation géographique, au creux d'une large vallée, au confluent de la Turie et de la Váh, dont les gorges très boisées sont gardées par les ruines du château de Strečno et du Starý hrad (Vieux château).

Banskā Bystrica (80 745 habitants en 2005, 85 030 en 1999) est une ancienne cité minière. Elle se situe sur les rives de la Hron, au cœur des régions montagneuses et forestières de la Slovaquie centrale. D'élégantes demeures, vestiges des fortunes bâties sur le cuivre et l'argent, encadrent la vaste place du Marché, sur une pente faiblement inclinée. L'une de ces maisons abrite le musée de l'Insurrection slovaque retraçant l'histoire de la région. En effet, en 1944, la ville accueillit le quartier général du Conseil national slovaque, qui résista pendant deux mois aux forces nazies.
Sur le sommet de la colline, le château fortifié domine. Son enceinte abrite deux églises médiévales.

Kremnica, en Slovaquie centrale, devient dès 1335 le siège de fabrication de la monnaie royale hongroise, grâce à ses mines d'or et d'autres métaux précieux.
Aujourd'hui, la ville est encore protégée par ses solides remparts originels, qui datent de XVème siècle.
Le château médiéval a été rénové récemment et la place principale est cernée de maisons de la fin de l'époque gothique exceptionnellement bien conservées.

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Villes principales de Slovaquie orientale (Východo Slovenský)

Cette partie de la Slovaquie a reçu les influences allemandes et hongroises.

Košice (ex-Cassovie), 2ème ville du pays, est la capitale régionale et administrative de Slovaquie orientale. Elle compte, en 2005,
234 871 habitants (241 941 en 1999).
Elle est à la fois un centre universitaire et une cité industrielle dynamique.
La place Hlavne namestie, qui s'étend sur toute la longueur de la vieille ville, est bordée d'élégantes demeures et de palais séculaires, avec, au sud, le théâtre d'Etat et la cathédrale gothique saint Elisabeth, la plus vaste du pays.

Levoča, l'une des villes médiévales les mieux conservées d'Europe centrale, est protégée par ses épais remparts. Elle fut pendant longtemps la capitale du district de Spiš, une région semi-indépendante, investie au Moyen Âge par des colons allemands. Ses rues anciennes sont bordées de délicates maisons bourgeoises et de palais aristocratiques. Au milieu de ce remarquable ensemble architectural, se détachent l'hôtel de ville, qui présente de superbes arcades Renaissance, et la cathédrale gothique Saint-Jacques, du XIVe siècle, qui renferme l'un des joyaux du pays, un exceptionnel autel de bois sculpté.

Medzilaborce est la ville natale des parents d’Andy Warhol, considéré comme un enfant du pays bien qu’il ne soit jamais venu en Slovaquie. Ses parents, mineur et blanchisseuse, ont émigré aux Etats-Unis en 1913, soit 17 ans avant sa naissance. Le régime communiste estimait que son art était décadent, mais aujourd’hui ses œuvres s’affichent jusque sur… les bouteilles d’eau.

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